The Lottery : un jeu addictif

@Lifetime Poster the lotteryThe Lottery est une série d’eté de Lifetime, chaîne qui n’est pas connue pour la qualité de ces séries originales. Je me suis quand même laissé tenter par celle-ci, pour son intrigue sur l’extinction de l’espèce humaine et pour la loterie en elle-même. Cette série fait partie de mon Challenge série 2015 dont je ferais le premier bilan la semaine prochaine !

Dans un futur proche, les Femmes ne peuvent plus enfanter. Par miracle, l’Humanité a une chance de survivre. Ou plutôt 100. Cent embryons ont en effet été conservés. Une loterie est alors organisée pour déterminer quelles femme porteront ces bébés… (Source: Allociné)

Une crise improbable et des scientifiques de bas niveau

@Lifetime Alison et Jame THE LOTTERY

Les chercheurs qui ont fécondés 100 embryons

Cette série a de nombreux défauts, l’un des plus voyants (surtout en début de saison) est l’improbabilité d’une telle situation et la stupidité de certain arc narratif. Commençons par l’infertilité. Soudainement, les naissances baissent et en seulement deux ans atteignent le nombre de 6 dans le monde entier…

La crise de l’infertilité est la base de la série et n’est pas plus développée qu’un texte au début de celle-ci. Le problème est que si cela arrivait, les gamètes et embryons prélevé jusqu’à cette date seraient encore viables. Donc la Terre aurait encore au minimum utiliser ces cellules afin d’augmenter le taux de naissances, en attendant de trouver mieux. De plus une comparaison des gamètes avant/après la crise permettrait de trouver plus rapidement une solution non ? Sauf que, série à petit budget, elle n’a pas pu se payer les services de consultants scientifiques valables. En effet, il semble que cela soit impossible, les cellules ayant été contaminée lorsqu’elles étaient bien au chaud dans leur compartiment hermétique designé pour empêcher leur destruction ! Et ce n’est même pas le pire…

@Lifetime " THE LOTTERY "Photo by Philippe Bosse

Labo de recherche

Lors de la série on observe les scientifiques ayant réussi l’exploit de féconder 100 embryons tenter de réitérer l’expérience (d’ailleurs 100 ça fait beaucoup pour une tentative mais bon…), et on se rend rapidement compte qu’ils ne savent rien des donneurs, de l’âge des cellules… Ces chercheurs sont censé être l’élite scientfique de leur pays et tenter de résoudre la crise qui risque de faire disparaître l’homme de la terre. Et ils ne sont même pas capable de respecter un protocole scientifique ? Pire encore, lors de la série on se rend compte que les dis chercheurs ne connaissent pas les derniers développement en matière de recherche sur l’infertilité! Ils ont fait des études, participent à trouver la solution au plus grand problème de l’humanité et ne savent pas faire une bibliographie ?

A ce point-là je pense qu’ils ne cherchent pas vraiment un remède et que finalement pour être aussi nul en science il serait bon qu’ils disparaissent de le Terre en la laissant aux animaux (qui eux peuvent encore se reproduire bizarrement).

Un gouvernement inefficace

Nous prenons la narration 6 ans après les faits, le gouvernement des Etats-Unis prend de plus en plus de pouvoir dans la vie de ces concitoyens, une branche spéciale : le ministère de l’humanité possède même tout les droits sur les enfants et les recherches sur la fertilité. Bien, il semble donc qu’au moins le pouvoir politique tente de trouver un remède.

@Lifetime

A la maison blanche

Mais, en fait, non. Car le département de l’humanité ne semble pas très coopératif dans les recherches. Dans un premier temps, ils n’ont qu’un seul laboratoire de recherche, le second étant réservé à l’expérimentation sur sujets vivants. Il est vrai que ce qui ne fonctionne pas sur des cellules, risque de marcher sur des êtres humains… Dans un second temps, une fois les 100 embryons crées, le gouvernement se gargarise de sa réussite et n’augmente pas d’un iota les ressources de la recherche. Peut-être supposent-il que 100 embryons aller sauver notre race… Dans un dernier temps, le gouvernement tout puissant pourrait étudier les personnes qui ont réussi à avoir des enfants plus tard que les autres. Après tout ce sont les gens les plus fertiles de la planète ! Mais il semble que cette idée-là ne leur ai pas non plus traversé l’esprit.

Dans le gouvernement c’est simple, chacun veut sa part du gâteau mais rien n’est mis en place afin de résoudre la crise, même les apparences de recherche ne sont pas gardées puisque la révolte populaire empire.

Des clichés sur le mariage, le sexe et la parentalité

Bref avec un contexte scientifique improbable et un gouvernement de guignols c’est plutôt mal parti pour une série de science-fiction/thriller conspirationniste. Mais au fond The Lottery ne souhaite pas nous parler de la crise mais de sa cause et de ses effets. On alterne entre les espérances d’une nation à avoir des enfants et un travail de détective à la maison blanche.

@Lifetime Marketing de la loterie

Marketing de la loterie

L’arc narratif des femmes qui s’inscrivent à la loterie est bien défendu, bien présenté. Sous forme de micro-trottoir on en apprend plus sur les espérances de la nation. Avec quelques remarques intelligentes qu’on aurait aimé voir plus développé dans le reste de la série : qu’est-ce qu’être parent ? quel est le rôle du mariage ? Toutefois, ces questions pertinentes sont vite effacées par le marketing de la loterie qui prône une image de la maternité ancienne et cliché. De manière surprenante, la loterie n’abordera jamais la question du rôle du père, dans un monde rempli de préjugé sur les femmes, les hommes ont perdu leur rôle pour n’être que des géniteurs sans visage.

Au lieu d’investiguer sur les effets de la crise dans sur la population, son espérance et la re-définition des relations hommes-femmes, la série se contente de donner quelques bribes de déjà vu sans profondeur.

Des acteurs justes pour des dialogues médiocres

@Lifetime " THE LOTTERY "Photo by Philippe Bosse

Kyle veut que son fils ait une vie normale

Afin de couronner le tout les acteurs et les dialogues sont médiocres. On a quelques étincelles avec Athena Karkanis (Vanessa Keller), Martin Donovan (Darius Hayes) ou Shelley Coon (Gabrielle Westwood) qui fournissent une performance meilleure voire bonne par certains moments. Ne pas chercher de bonnes expression chez Yul Vazquez (Président Westwood) ou Davis Alpay (James Lynch) car ce sont des experts de la mono-face.

Pour ne pas arranger les dialogues, leur texte est souvent de bas niveau, des informations évidentes sont répétées plusieurs fois et des tas sont omises. The Lottery peut facilement se regarder en faisant une autre activité, ça permet de ne pas souffrir du jeu des acteurs et les informations importantes seront dans tous les cas répétées de multiples fois.

…malgré tout une série addictive…

Après tout ces paragraphes, je suis sûre que vous vous demandez pourquoi j’ai continué cette série. En réalité et cela est très bien résumé dans la citation plus bas, cette série est addictive. Les choses avancent rapidement, les intrigues progressent visiblement dans les épisodes. Nous sommes rapidement entraînés dans l’enquête dans la maison blanche.

De plus, les conspirations sont bien scénarisées bien que nécessitant un peu plus d’explications. A la fin d’un épisode, après en avoir fait la liste des défauts on se retrouve rapidement à spéculer sur la suite des choses et les non-dits dans la série.

« Say what you want about the lottery. If you can accept the crazy premise, it’s very addictive. »

« Dis ce que tu veux sur la loterie. Une fois que tu accepte ses hypothèses incensées, c’est très addictif »


Série annulée pour manque d’audience, elle me manquera beaucoup car j’aurais aimé en connaître la suite. Je conseille aux fans pas trop pointilleux sur la science, à regarder en cuisinant, jardinant ou tricotant !

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