KillJoys [saison 1] – cresendo !

Killjoys est l’une des séries d’été de Syfy qui tente de renouer avec la science-fiction en général et les space-opéras en particulier. En effet, il y a une dizaine d’année c’était la chaine référence en la matière avec Stargate SG1, Farscape et Battlestar Galactica. Ces efforts sont visibles ces dernières années avec l’ajout a sa grille de Dominion, Z nation, Defiance, Ascension, Continuum et bien d’autres… Killjoys est donc la dernière-née de cette nouvelle programmation et était cet été diffusé après Dark Matter une autre nouveauté de la chaîne dont nous parlerons dans un prochain article. La programmation des deux séries « back-to-back » n’a rien d’innocent puisqu’étant du même genre les deux séries étaient somme toute assez différentes, chacune ayant sa fanbase qui défendait sa série comme la meilleure. Pas de jaloux car les deux séries sont renouvelées nous pourrons donc continuer le débat en été 2016 ! (critique garantie sans spoilers!)

Au cœur du Quad, un système planétaire lointain, une guerre des classes est sur le point de débuter. Trois chasseurs de primes intergalactiques tentent de rester impartiaux et risquent leurs vies pour capturer leur cible.

KillJoys_John_Davin

John et D’avin sont frères

Après un pilot pas si convainquant la série a su bien progresser et nous montrer son potentiel au cours des 13 épisodes qui la composent. Bien sûr des défauts sont visibles et ne lui permettrait pas de survivre à une diffusion classique. Son plus gros défaut tient a la dynamique de groupe classique mise en place dans l’équipe de Killjoys, très attendu le triangle amoureux me fait que renforcer une impression de déjà vu inhérent aux personnages. En effet les backstories et les caractères des protagonistes ne sortent pas de l’ordinaire et, en particulier les deux partenaires de Hannah John-Kamen (Dutch) sont des frères passables car liées par une histoire familiale très classique.

Toutefois, Killjoys n’est pas un éternel remake de la même histoire, des étincelles d’originalité y sont présentes et témoignent de la qualité à laquelle la série pourrait prétendre. Quand Killjoys le veut elle est capable de fournir de la qualité et de sortir des sentiers battus, par exemple, l’évolution de la relation entre Dutch et D’avin est l’un des points culminant de cette première saison. De plus Dutch, la belle mercenaire, charismatique et mystérieuse devient rapidement le centre de l’attention notamment grâce à son actrice,  la série possède l’intelligence d’exploiter ce filon à fond en faisant de sa backstory le point principal de la fin de saison et celui de la saison suivante. Ainsi la qualité des épisodes augmente avec le temps, pour en arriver à un season finale surprenant, intriguant et donnant clairement envie de connaître la suite !

En dehors de ces personnages principaux, Killjoys offre des personnages secondaires attachants et un fils rouge subtil mais prenant lui aussi le devant de la scène : qui est derrière la compagnie et quels sont ses buts ? J’ai particulièrement apprécié Alvis le prêtre au double visage qui donne une substance au Quad et à ses inégalités. Killjoys montre beaucoup de son univers (bien que parfois de manière maladroite) celui-ci est bien construit, offre de multiples personnages et intrigues à développer plus avant.

Killjoys démontre aussi un désir de grandir dans son esthétique qui est loin de celle d’une série B. les scènes de combats sont mieux chorégraphiées et exécutées que pour son homologue Dark Matter et l’esthétique bien particulière de son générique lui confère une personnalité propre. De plus les effets spéciaux et costumes corrects permettent une immersion rapide dans l’univers de la série bien que pouvant bénéficier de quelques améliorations (les plans de la ville par exemple).

Point de vue casting, l’étoile de la série reste Hannah John-Kamen qui avec son accent et son visage angélique en fait craquer plus d’un tout en prouvant a la manière de Buffy qu’une fille peut être dangereuse. Les deux hommes partageant l’affiche Luke Macfarlane et Aaron Ashmore (Warehouse 13) n’offrent pas une performance hors du commun mais restent de bons soutients à l’actrice principale.

KillJpoys_Dutch_multiples_visage

Dutch possèdent de nombreuses facettes

En bref, Killjoys fait mieux que son pilot ne laisse présager mais a toujours une marge de progression importante. L’un de ces attraits majeurs est son actrice principale qui donne corps a Dutch comme nulle autre. Au cours de la saison les intrigues gagnent en maturité et en originalité ce qui promet une seconde saison bien au-dessus de la première ! De plus, Killjoys tente et réussit de sortir du cadre des mercenaires de l’espace pour nous présenter une société inégalitaire sous tension de par ses personnages secondaires et leurs intrigues. Somme toute, si vous aimez la science-fiction ou les séries d’action vous serez ravis de passer quelques heures au sein du Quad !

A Lost Critic

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2 réflexions sur “KillJoys [saison 1] – cresendo !

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