Dark Matter – saison 1 : une mise en place longue et douloureuse…

Après avoir revu Killjoys il est temps de s’attaquer à la critique de Dark Matter, la seconde série d’été space-opéra de Syfy. (garantit sans spoiler)

Lorsque les membres de l’équipage d’un vaisseau spatial abandonné se réveillent après un sommeil forcé, sans aucun souvenir ni de leur identité ni de leur présence à bord, ils doivent alors s’associer et travailler ensemble pour survivre et faire face aux menaces environnantes, aux vengeances, trahisons et secrets cachés.

Dark Matter après un essai réussit a eu du mal à transformer cet été.  D’ailleurs elle aura perdu beaucoup de ses fans au bénéfice de Killjoys pour cause de son manque d’action et son univers peu dévoilé. En effet, la plupart de la saison se déroule en huit clos au sein du vaisseau où nos six pensionnaires tentent de résoudre le mystère de leur amnésie. Cela fonctionne bien pour une série avec des personnages forts et charismatiques, moins bien pour Dark Matter qui n’arrive pas à nous faire aimer ses protagonistes. En effet, ceux-ci sont caricaturaux et attendus, l’asiatique aime les épées et parle peu, le beau gosse a un grand cœur, la gamine est forte en mécanique et pour se cacher etc…L’accumulation de clichés du pilot mais aussi tout au long de la série ne lui permet pas de se différencier des autres et laisse indifférent.

DarkMatter_cast

Les 6 pensionnaires face au mystère de leur vaisseau

De plus, le visuel de la série de prime abord sympathique ne tient pas la route sur le long terme surtout pour les scènes d’actions. Et pour une série sur des mercenaires spatiaux bad-ass les scénes d’actions sont primordiales ! Les combats sont bien chorégraphiés mais mal exécutés, les ficelles de la mise en scène sont visibles et les scènes ne sont plus spontanées mais une simple répétition de la même chorégraphie.  En cela on peut blâmer le cast plus que la production qui ne semble pas renter dans son rôle à 100%. Reconnaissons tout de même que l’esthétique du vaisseau et de l’univers de Dark Matter est bien réalisée et permet de s’immiscer facilement dans le monde imaginaire.

Toutefois, la série a un intérêt qui en fait un divertissement intéressant : son questionnement perpetuel. Dans un premier temps le mystère de l’identité du responsable de l’amnésie collective interpelle le spectateur ainsi que les personnages mais aussi le questionnement plus profond de ceux-ci. En effet, leur amnésie est une seconde chance, une chance de changer de direction et est un espoir pour eux. Il est intéressant de noter que les personnages qui, par chance apprennent d’où ils viennent et pourquoi ils en sont arrivés là ont du mal à laisser tomber leur passé et retombent inlassablement dans les mêmes erreurs. Seule une complète amnésie permet de recommencer à zéro.

DarkMatter_Android

l’Androide joue un rôle déterminant

Ensuite, un arc narratif intéressant concerne l’android du vaisseau qui commençant à développer des sentiments humains se rend compte d’un défaut qu’elle ne veut corriger, où commence l’Android et quels sont les conditions pour se considérer humain sont des questions clés de la fin de saison. D’ailleurs au contraire de la série Humans, le sexe avec un androïde n’est pas taboo dans Dark Matter, pour consentir ne faut-il pas le libre-arbitre, l’humanité ? La science-fiction est à son top lorsqu’elle ose poser des questions, qu’elle utilise son statut particulier pour oser demander et faire réfléchir son audience, en cela Dark Matter fait mieux que beaucoup de space-opéra actuels.

Lorsque Dark Matter montre de son univers cela est réussi, les meilleurs épisodes sont ceux où l’équipe partie en mission collabore enfin dans un but commun. Malheureusement ses épisodes sont trop rares.

Notons enfin que Dark Matter a su attirer de belles guest-star qu’il fait bon de retrouver durant la saison : Will Weaton est même un acteur récurent ainsi que David Hewlett (Stargate Atlantis) et Torri Higginson (Stargate Atlantis) fait des apparitions dans quelques épisodes.

En bref, Dark Matter est une série agréable à regarder malgré ses quelques défauts visuels, les intrigues sont développées et soutiennent un questionnement constant en fils rouge dans la saison. Le cast est bon, sans plus, et n’ai pas aidé par des personnages caricaturaux. Son principal défaut réside dans ses personnages qui ont du mal à se faire aimer du spectateur mais qui montrent quelques étincelles intéressantes comme l’androïde du vaisseau ou la gamine très attachante. Le final de la série est bien au-dessus du reste de la saison et nous promet une saison prochaine pleine de mystère et de réponses. Fans du sci-fi je vous conseille tout de même Dark Matter qui montre ses capacités dans son final et dans son questionnement intéressant, par contre si vous aimez l’action regardez plutôt KillJoys.

A Lost Critic

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Une réflexion sur “Dark Matter – saison 1 : une mise en place longue et douloureuse…

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